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BPCO, nuit et sexualité

C. Arveiller-Carvallo, R. Escamilla,*

Méthodes d’évaluation


La plupart des méthodes d’évaluation en pratique de recherche concernant les dysfonctions sexuelles sont des auto-questionnaires. La qualité de l’érection peut ainsi être appréciée par l’International index of erectile function questionnaire [2,3] et sa version abrégée en cinq items [4] (Tableau 1). Ce questionnaire, de par sa réalisation et sa cotation facile, est également utilisé en pratique clinique afi n de dépister des troubles de l’érection et de suivre leur évolution.

Tableau 1 International index of erectile function abrégé [4].

Une autre méthode de référence pour évaluer la fonction érectile des patients, aussi bien en recherche [5,6] qu’en clinique, est le RigiScan® (Dacomed, Minneapolis, États- Unis) [7]. Elle consiste à enregistrer la rigidité pénienne au cours du temps (en particulier la nuit) afin de déterminer la qualité de l’érection (durée, rigidité). Cependant, cette méthode étant plus invasive et diffi cile à accepter par les patients en pratique courante, elle n’est que peu utilisée pour poser un diagnostic [8].

La fonction sexuelle des femmes est quant à elle moins évaluable objectivement. En dehors de l’examen physique de la qualité de la lubrifi cation vaginale, on peut également être aidé de questionnaires spécifi ques tels que le Female sexual function questionnaire [9-11].

D’autres auto-questionnaires intègrent la vie sexuelle dans une évaluation de la qualité de vie des patients, afi n de déterminer l’impact quotidien de la dysfonction sexuelle. Le Sexual quality of life questionnaire est adapté pour l’homme [12] et pour la femme [13]. Ces questionnaires, moins basés sur le symptôme en lui-même, peuvent être utilisés pour suivre l’évolution de la pathologie [14]. Le dernier volet, à explorer simplement par l’interrogatoire, est la recherche d’un syndrome anxio-dépressif sous-jacent, que celui-ci soit primitif ou secondaire à la dysfonction sexuelle du malade. Si l’interrogatoire seul ne suffi t pas, on peut avoir recours à des questionnaires validés tels que le Hospital anxiety and depression scale [15].

Auteurs correspondants


*Auteurs correspondants.
Adresses e- mail : escamilla.r@chu-toulouse.fr (R. Escamilla).

Auteurs


C. Arveiller-Carvallo1, R. Escamilla2,*

1Service de pneumologie, hôpital Foch, 40 rue Worth, 92151 Suresnes
2Pneumologie, hôpital Larrey, 24 chemin de Pouvourville – TSA 30030, 31059 Toulouse Cedex 9

Liens d'intérêts


  • R. Escamilla : Au cours des 5 dernières années, Roger Escamilla a perçu des honoraires ou fi nancements pour participer à des congrès, actions de formation, participation à des groupes d’experts, rédaction d’articles ou de documents, de la part des laboratoires Almirall, AstraZeneca, Boerhinger-Ingelheim, Pierre Fabre, GSK, MSD, Novartis, Pfizer, Nycomed/Takeda.
  • C. Arveiller-Carvallo : aucun