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BPCO, respiration et sommeil

F. Chabot,*, T. Perez,*, M. Decavèle

Épidémiologie


L’existence des phénomènes de désaturation en oxygène et d’hypoxémie nocturne dans la BPCO est aujourd’hui bien reconnue mais reste encore difficile à prévoir pour un patient donné. Plus fréquents qu’en pathologie interstitielle [10], ils semblent positivement corrélés à la sévérité de l’obstruction bronchique [11] et apparaissent plus volontiers chez les patients ayant une saturation de pouls en oxygène (SpO2) diurne < 93 % [12,13]. La désaturation nocturne en oxygène (nocturnal oxygen desaturation : NOD) se définit arbitrairement par une saturation de pouls en oxygène < 90 % pendant au moins 5 minutes (avec un nadir à 85 % au minimum) ou par au moins 30 % du temps total du sommeil passé en dessous de 90 % de SpO2 [8]. Les observations faites par Trask et al., en 1962 [14], ont mis en évidence la fréquence, et l’intensité de la NOD varie largement d’un patient à l’autre, d’une nuit à l’autre [15], selon la sévérité de la pathologie respiratoire [16] et selon les phases du sommeil [14]. Les données de la Sleep Heart Health Study [11] rapportent une incidence d’environ 11 % des NOD non apnéiques chez les patients ayant une BPCO légère à modérée avec un OR à 1,8 comparés aux sujets sans BPCO (OR : 1,80 ; IC 95 % [1,33-2,45], p < 0,05), mais son incidence semble considérablement augmentée chez les sujets de phénotypes blue bloater [17].

Auteurs correspondants


*Auteurs correspondants.
Adresses e- mail : f.chabot@chu-nancy.fr (F. Chabot) ; tperez@chru-lille.fr. (T. Perez).

Auteurs


F. Chabot1,*, T. Perez2,*, M. Decavèle3

1Département de pneumologie, CHU Nancy, hôpitaux de Brabois, rue du Morvan, 54500 Vandoeuvre-Lès-Nancy, France
2Clinique des maladies respiratoires, Centre de compétence des maladies pulmonaires rares, hôpital Calmette, Université Lille-Nord de France, boulevard du Professeur-Jules-Leclercq, CHRU Lille, 59037 Lille Cedex, France
3Pneumologie Ile-de-France, DESC réanimation médicale ; Service de pneumologie et réanimation, Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, 47-83 boulevard de l’Hôpital, 75013 Paris, France

Liens d'intérêts


  • F. Chabot : Au cours des cinq dernières années, F. Chabot a perçu des honoraires ou fi nancements pour participation à des congrès (laboratoires Boehringer-Ingelheim, Chiesi, GSK, Novartis), actions de formation (laboratoires AstraZeneca, Boehringer-Ingelheim, Chiesi, GSK), participations à des groupes d’experts (laboratoires Almirall , Boehringer-Ingelheim, Chiesi).
  • T. Perez : Au cours des 5 dernières années T. Perez a perçu des fi nancements pour participation à des congrès par les laboratoires Novartis, Boehringer Ingelheim, Takeda, Chiesi. Il a participé à des groupes d’experts pour les laboratoires Novartis, Pierre Fabre, Takeda, Almirall, Chiesi et a été investigateur d’études cliniques promues par les laboratoires Novartis, Pierre Fabre et Almirall.
  • M. Decavèle a déclaré n’avoir aucun lien d’intérêts pour cet article.